Notre voyage vers l'Amour sans condition: La Source de toutes vies
- Joanie Lafrenière

- 2 mars
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 mars
De l'épuisement à la source : Notre voyage vers l'Amour sans condition
L’errance dans la forêt des attentes..
Il y a des moments dans la vie où l’on se sent perdu, fatigué, comme si l’on marchait dans une forêt sans fin, où chaque arbre ressemble au précédent et où l’horizon semble se dérober à chaque pas.

C’est exactement là où François et moi nous nous trouvions il n'y a pas si longtemps. Nous avions traversé des années de quête intense.
Nous étions devenus des experts de la performance, même dans notre quête de sens. Nous portions des croyances qui, avec le temps, ne nous ressemblaient plus, et nous suivions des spiritualités qui, bien que belles en apparence, laissaient un vide immense au creux de nos poitrines.
Nous avons cherché partout, avec une ferveur presque désespérée :
Dans les groupes : espérant que l'appartenance comblerait l'absence.
Dans les pratiques et techniques : cherchant la formule magique pour "aller mieux".
Dans les lectures : accumulant un savoir intellectuel qui ne descendait jamais jusqu'au cœur.
Dans le regard des autres : avec ce besoin épuisant de plaire et d'être "à la hauteur".
Le poids du sac à dos : nos bagages invisibles
Malgré tout ce savoir accumulé, la soif demeurait. Nous étions comme deux voyageurs épuisés, portant un sac rempli de bagages lourds et encombrants. Ce sac contenait nos blessures d’enfance, nos peurs viscérales, nos attentes déçues, nos échecs, nos deuils et même les traces de la maladie.

Chaque jour, la même question revenait, lancinante : Sommes-nous sur le bon chemin ? La lumière que nous cherchions est-elle réelle, ou n’est-elle qu’une oasis imaginaire née de notre fatigue ?
Le moment de bascule : La métaphore de la chute d'eau
Puis, un jour, le paysage a commencé à changer. Ce ne fut pas un coup de tonnerre, mais une transition douce, presque imperceptible. Nous marchions côte à côte, dans une sorte de silence partagé, laissant enfin nos pensées flotter au lieu de les diriger.
C’est dans ce calme qu'est née la vision de la Chute d'Eau.
Imaginez un torrent au cœur de la forêt. Une eau claire, pure, qui tombe avec une force majestueuse et une douceur infinie. Elle est là, constante, inépuisable. Elle ne s'arrête jamais de couler, que quelqu'un soit là pour la voir ou non.
Nous avons alors compris une vérité qui a tout bouleversé : l’Amour nous attendait déjà. Il coulait vers nous depuis toujours. Nous n'avions pas besoin de creuser un puits, de construire un barrage ou de mériter une seule goutte de cette eau. Notre seul "travail" était d'arrêter de courir et de nous approcher.

Pourquoi est-ce si difficile de recevoir ?
Le chemin pour arriver au pied de cette chute n’a pas été une ligne droite. Pourquoi ? Parce que recevoir fait peur.
Nous avons eu peur de nous abandonner vraiment.
Nous avons eu peur que cet amour soit "trop beau pour être vrai".
Nous avons eu peur d'être brisés une fois de plus.
Pourtant, avec le recul, nous voyons que chaque larme versée, chaque doute et chaque épreuve traversée ont été des marches invisibles. Nos blessures n'étaient pas des obstacles, mais les fissures par lesquelles l'eau allait pouvoir s'infiltrer pour nous guérir.

Un choix radical : Lâcher le contrôle
Se laisser abreuver n’est pas une question d’effort. Au contraire, c'est l'arrêt de tout effort. C'est un choix conscient de laisser tomber la performance et le besoin de contrôle. C’est dire « oui » à un Amour qui :
Ne possède pas.
Ne juge pas.
Ne pose aucune condition.
Lorsque nous avons enfin osé nous approcher de cette chute, la paix est venue comme un souffle frais après une tempête de sable. La lumière a visité les coins les plus sombres de notre histoire. Nous avons compris que recevoir n’était pas un acte passif, mais l'acte le plus courageux que nous ayons jamais accompli : le pas ultime vers la liberté.
Un message pour vous qui lisez ceci
Aujourd’hui, nous partageons notre chemin sur JesusLoveYou.ca pour une seule raison : pour que vous sachiez que vous n'êtes jamais seuls. L'amour véritable vous cherche déjà. Il n'a besoin ni de religion rigide, ni de règles complexes, ni de preuves de votre valeur.
La source est là. Elle coule en ce moment même. Chaque pas que vous faites vers la sincérité, chaque question que vous posez honnêtement vous rapproche de cette eau. Et quand vous y arriverez, vous n’aurez rien à prouver. Vous n’aurez qu’à ouvrir les mains et lever les bras vers le ciel.

Sous la chute d’eau
Sous la chute d’eau, nos mains se sont enfin ouvertes, Nos cœurs, lourds de vieux souvenirs, ont recommencé à respirer. Chaque goutte qui perle sur notre peau murmure :
« Tu es aimé, déjà, depuis toujours. »
Le sentier était escarpé, le sac si lourd à porter, Mais ici, l’écume efface les peurs, les doutes et la vieille colère. Cette source ne demande rien, elle ne possède pas, elle est là.
Alors nous avons plongé, sans retenue, Laissant l’Amour remplir chaque fissure, chaque recoin de notre être, Et nous avons découvert que recevoir, simplement recevoir, Était, au fond, la plus belle et la seule vraie libération.
La parabole de la source et de la rivière
Il y avait une femme qui marchait depuis longtemps dans un désert.
Elle avait soif, mais elle s’était habituée à sa soif.
Elle avait appris à survivre avec des gouttes rares, trouvées ici et là.
Elle appelait cela “chercher”, “grandir”, “évoluer”.
Un jour, elle entendit parler d’une rivière vive, une eau claire qui ne tarissait jamais.
On lui dit : « Cette eau ne s’achète pas. Elle ne se mérite pas. Elle se reçoit. » Elle marcha jusqu’à la rivière.
L’eau coulait librement, abondamment. Mais au lieu d’y entrer, elle resta sur la berge.
Elle trempa seulement le bout de ses doigts. Elle analysa la température.
Elle observa le courant. Elle compara avec les petites flaques qu’elle avait connues.
Puis une voix douce lui dit : « Tant que tu restes au bord, tu restes maîtresse de toi-même. Mais si tu entres, tu devras me faire confiance. » Elle comprit alors que sa soif n’était pas seulement un manque d’eau, mais une peur de se laisser porter.
Alors elle posa ses sacs — ses efforts, ses performances, ses quêtes incessantes.
Elle entra dans l’eau. Au début, elle voulut garder pied. Puis le courant l’enveloppa. Elle cessa de lutter. Et ce qu’elle découvrit, ce n’était pas une rivière qui l’emportait vers la mort, mais une eau qui la soutenait.
Plus elle se laissait porter, plus elle se sentait vivante. Et la voix lui dit encore : « Je suis la source. Tu n’as pas à te sauver toi-même. Laisse-toi immerger. »
Depuis ce jour, elle ne parlait plus seulement de la rivière. Elle vivait en elle.
Pour toi qui marches encore, hésitant et épuisé, Sache que la source est là, juste devant, claire et inépuisable. Avance. Respire. Approche-toi. Et laisse ton cœur se remplir, encore et encore, Comme une rivière qui ne cesse jamais de retrouver l'océan.
Note de l’auteure
Les textes de ce blog sont des témoignages personnels issus de mon propre cheminement spirituel. Je ne prétends pas être une experte ni une théologienne. Je suis simplement une personne en chemin qui partage ce qu’elle découvre dans sa relation avec Dieu et dans la lecture de la Bible.
Ces réflexions n’ont pas pour but de créer des débats, mais d’ouvrir des espaces de réflexion, de réconfort et de rencontre avec l’amour de Dieu. Chaque lecteur est invité à accueillir ces mots avec discernement et à poursuivre sa propre recherche spirituelle.
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