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Blogs et Témoignages

Les textes de ces blogs sont des témoignages personnels issus de mon propre cheminement spirituel. Nous ne prétendons pas être des experts ni des théologiens.

 

Nous sommes simplement des personnes en chemin qui partagent ce qu’elles découvrent dans sa relation avec Dieu et dans la lecture de la Bible.

 

Ces réflexions n’ont pas pour but de créer des débats, mais d’ouvrir des espaces de réflexion, de réconfort et de rencontre avec l’amour de Dieu.

Chaque lecteur est invité à accueillir ces mots avec discernement et à poursuivre sa propre recherche spirituelle.

Quand la Vie Germe en son Temps: Faire confiance à Dieu et à la croissance naturelle de la vie.

Dernière mise à jour : 20 mars


Toutes les terres sont en moi



En lisant le chapitre 13 de l’Évangile selon Matthieu, je me suis reconnue dans les deux paraboles : celle du semeur et celle de l’ivraie. Elles ne m’ont pas seulement parlé de spiritualité en théorie ; elles ont mis des mots sur mon propre chemin.



Dans la parabole du semeur, j’ai compris que les différents sols ne sont pas “les autres”. Ils sont en moi. Il m’est arrivé d’être le bord du chemin, lorsque je recevais un enseignement sans vraiment le laisser descendre dans mon cœur. Il m’est arrivé d’être la terre rocailleuse : enthousiaste, touchée, enflammée… mais inconstante.


Je voulais aller vite. Je voulais tout comprendre, tout expérimenter, tout intégrer immédiatement. Je passais d’un enseignement à l’autre, d’une découverte à l’autre, sans laisser le temps aux racines de se former.


D’autres fois, j’étais la terre envahie de ronces. La Parole me touchait profondément, mais mes inquiétudes, mes peurs et mes pensées prenaient toute la place. Les soucis étouffaient ce qui venait de naître en moi. Je voulais être certain, rassuré, stable… et cette agitation intérieure empêchait la graine de croître paisiblement.



Puis j’ai compris que devenir la “bonne terre” n’est pas une performance spirituelle. Ce n’est pas quelque chose qu’on atteint d’un coup. C’est un état qui se cultive. La bonne terre, c’est un cœur disposé. Un corps ancré. Une patience intérieure. C’est accepter que la graine du Royaume prenne du temps à s’enraciner, à pousser, à se transformer. Chaque être porte du fruit différemment : trente, soixante, cent pour un. Il n’y a pas de comparaison, seulement une croissance propre à chacun.



Vouloir tout enlever rapidement



Ensuite, La parabole de l’ivraie m’a apporté une autre révélation essentielle : je n’ai pas à tout arracher immédiatement en moi.


Chaque fois que je voyais une “mauvaise herbe” — un vieux schéma, une faiblesse, une peur — je voulais la supprimer sur-le-champ. Mais cela allait encore plus loin. Dès qu’une émotion dite négative surgissait en moi — tristesse, colère, anxiété, découragement — je sentais qu’il fallait immédiatement faire quelque chose. Faire un exercice. Méditer. Respirer. Bouger. Libérer. Régler. Corriger.

Je ne me permettais pas de rester dans l’émotion.

Je ne laissais pas l’énergie faire son travail.


L’émotion est une énergie en mouvement. Pourtant, je voulais la canaliser tout de suite, la transformer tout de suite, la guérir tout de suite. Comme si ressentir était déjà un échec. Comme si je devais constamment me “réparer” pour rester alignée avec Dieu.

Avec le temps, j’ai compris que cette manière d’agir ressemblait à ces serviteurs qui veulent arracher l’ivraie trop tôt.


Mais le maître du champ dit : « Laissez croître ensemble jusqu’à la moisson. »

J’ai compris que tout ne se règle pas par la force. Tout ne se transforme pas par la volonté immédiate. Certaines émotions doivent être vécues, traversées, habitées. Certaines blessures ont besoin d’être vues avant d’être guéries. Vouloir arracher trop vite peut abîmer aussi le bon grain.


Il y a un temps pour chaque chose. Seul Dieu connaît le moment juste. La libération véritable ne se produit pas parce que je l’ai forcée, mais parce qu’elle est arrivée à maturité.


Aller vers le Royaume ne se fait pas en un claquement de doigts. La transformation profonde est un processus organique. Ce n’est pas moi qui dois tout purifier ; c’est Dieu qui agit en son temps. Mon rôle est de demeurer, d’enraciner, de faire confiance… et parfois simplement de ressentir sans chercher à corriger.


Aujourd’hui, j’apprends à rester avec ce qui monte. À ne plus arracher chaque émotion comme si elle était une ennemie. À croire que même ce qui me dérange peut coexister un temps avec le bon grain. Et que, lorsque la saison sera venue, la séparation se fera naturellement.


Devenir une ''bonne terre", c’est peut-être cela : accueillir le processus sans le brusquer, et laisser Dieu faire mûrir en moi ce qui doit être transformé.

Amen




Note de l’auteure

Les textes de ce blog sont des témoignages personnels issus de mon propre cheminement spirituel. Je ne prétends pas être une experte ni une théologienne. Je suis simplement une personne en chemin qui partage ce qu’elle découvre dans sa relation avec Dieu et dans la lecture de la Bible.


Ces réflexions n’ont pas pour but de créer des débats, mais d’ouvrir des espaces de réflexion, de réconfort et de rencontre avec l’amour de Dieu. Chaque lecteur est invité à accueillir ces mots avec discernement et à poursuivre sa propre recherche spirituelle.


François Thibault


Merci de marcher avec nous sur ce chemin d'amour et de foi


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