Bénir plutôt que détruire: le chemin oublié de Jésus
- François Thibault

- 11 mars
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 mars

Aujourd’hui, pendant une méditation, j’ai été inspirée à faire quelque chose de très simple : bénir.
Bénir les personnes que j’aime.
Bénir les personnes qui me blessent.
Bénir les situations difficiles.
Bénir les erreurs que j’ai faites.
Et plus je bénissais, plus une question est montée en moi :
Et si la bénédiction était l’un des plus grands enseignements de Jésus… mais aussi l’un des plus oubliés ?
Dans l’Évangile selon Matthieu, Jésus dit :
« Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent… car votre Père fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons. »
— Matthieu 5:44-45
Le soleil ne choisit pas qui mérite sa lumière.
Il brille simplement.
Et peut-être que c’est cela que Jésus voulait nous apprendre :
devenir comme le soleil.
Nous combattons l’ombre… mais nous oublions l’amour

Dans notre monde, on parle souvent de combattre le mal.
On parle de vaincre l’ennemi.
De chasser les ténèbres.
De détruire ce qui est mauvais.
Mais si nous regardons attentivement les enseignements de Jésus, il ne nous invite pas à vivre dans la haine ou dans la guerre intérieure.
Même au moment le plus violent de sa vie, lorsqu’il était sur la croix, dans l’Évangile selon Luc, il dit :
« Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »
— Luc 23:34
Ce moment est bouleversant.
Jésus ne maudit pas ses bourreaux.
Il ne les détruit pas.
Il bénit.
Il pardonne.
Il reste dans l’amour.
L’ombre que nous combattons est aussi en nous

Au fil de ma vie, j’ai compris quelque chose d’important.
Quand nous parlons de mal, de démons ou d’ennemis, nous parlons souvent comme si ces réalités étaient à l’extérieur de nous.
Mais la vérité est que chacun de nous porte aussi des zones d’ombre.
Des blessures.
Des colères.
Des peurs.
Des moments où nous avons agi d’une manière dont nous ne sommes pas fiers.
Parfois, dans ces moments-là, nous pouvons presque avoir l’impression d’être possédés par notre douleur.
Qui n’a jamais crié sous le coup de la colère ?
Qui n’a jamais fait une erreur ?
Qui n’a jamais blessé quelqu’un ?
Pourtant, notre réflexe est souvent de nous juger très durement.
On se condamne.
On se flagelle intérieurement.
On se répète qu’on aurait dû être meilleur.
J’ai moi-même vécu cela longtemps.
Quand je faisais une erreur, j’avais tendance à me punir intérieurement.
Je croyais que pour être aimée, je devais être parfait.
La société nous enseigne souvent cela :
Si tu échoues, tu es moins bon.
Si tu fais une erreur, tu as échoué.
Mais est-ce vraiment ainsi que Dieu nous regarde ?
Et si certains démons étaient aussi des illusions ?

Parfois, une question me traverse l’esprit.
Et si certains des démons que nous combattons n’étaient pas seulement extérieurs à nous… mais aussi créés par notre propre perception ?
Depuis des siècles, l’humanité parle de forces obscures, d’ennemis spirituels, de ténèbres à combattre. Mais si nous regardons honnêtement notre expérience humaine, nous découvrons souvent quelque chose de plus intime.
Nos plus grands démons sont parfois nos blessures.
Nos peurs.
Notre honte.
Notre culpabilité.
Quand nous rejetons certaines parties de nous-mêmes, quand nous refusons de voir nos zones d’ombre, ces parts rejetées peuvent devenir comme des forces intérieures qui nous habitent.
Comme si nous créions nos propres monstres à partir de ce que nous refusons d’aimer.
Peut-être que, dans certains cas, ce que nous appelons « démons » ressemble à des illusions créées par notre séparation intérieure.
Lorsque nous croyons être totalement séparés de Dieu, lorsque nous croyons être indignes d’amour, lorsque nous nous condamnons sans cesse… nous nourrissons une vision de la réalité remplie de peur.
Mais lorsque nous revenons à l’amour, quelque chose change.
Dans l’Évangile selon Jean, il est écrit :
« La lumière brille dans les ténèbres. »
— Jean 1:5
Quand la lumière apparaît, l’obscurité ne lutte pas contre elle.
Elle disparaît simplement.
Peut-être que certaines ombres de notre vie fonctionnent de la même manière.
Lorsque nous cessons de nous juger et que nous apportons de la lumière à nos blessures, ce qui semblait être un démon peut devenir un chemin de guérison.
Et si nous apprenions à nous bénir ?

Un jour, j’ai commencé à faire quelque chose de différent.
Au lieu de me juger lorsque je faisais une erreur…
j’ai essayé de me bénir.
Pas pour justifier mes actions.
Mais pour rester dans l’amour.
Parce que la honte et la culpabilité ne guérissent pas.
La lumière, oui.
Quand je me bénis dans mes moments difficiles, je peux regarder mes blessures avec douceur.
Je peux reconnaître :
Oui, j’ai fait une erreur.
Oui, j’ai une blessure ici.
Mais je ne suis pas cette erreur.
Je suis un être humain en chemin.
Et c’est là que la lumière peut entrer.
Le rôle mystérieux de l’ombre

Dans la vie spirituelle, on parle parfois de la nuit noire de l’âme.
Ces moments où tout semble sombre.
Où nos blessures remontent à la surface.
Où nous sommes confrontés à nos limites.
Ces moments peuvent être très difficiles.
Mais ils peuvent aussi être des moments d’initiation.
Parce que l’ombre révèle ce qui a besoin de lumière.
Une blessure qui devient visible peut enfin être guérie.
Une peur qui remonte peut enfin être transformée.
Dans ce sens, même les moments les plus sombres de notre vie peuvent devenir des portes vers plus de lumière.
L’image de l’arbre de vie

J’aime imaginer cela comme un arbre.
Un arbre possède trois parties :
Les racines, profondément dans la terre.
Le tronc, au centre.
Les branches qui s’élèvent vers le ciel.
Les racines représentent nos profondeurs.
Nos instincts.
Nos blessures.
Notre part d’ombre.
Les branches représentent notre aspiration vers Dieu.
La lumière.
La conscience.
Et au centre, il y a le tronc.
Le point d’union.
C’est là que l’amour circule.
Lorsque tout est relié, l’arbre est vivant.
Mais si nous rejetons nos racines, l’arbre ne peut plus grandir.
Devenir comme le soleil

Peut-être que l’invitation de Jésus est plus simple que nous le pensons.
Il nous invite à devenir comme le soleil.
Le soleil brille pour tout le monde.
Pour les bons.
Pour les méchants.
Pour les moments lumineux.
Pour les moments difficiles.
Il ne choisit pas.
Il donne sa lumière.
Et peut-être que le chemin spirituel consiste simplement à laisser cette lumière circuler en nous.
À bénir nos ennemis.
À bénir ceux qui nous blessent.
À bénir les parties de nous-mêmes que nous avons rejetées.
Parce que lorsque nous restons dans l’amour, quelque chose de profond se transforme.
La lumière finit toujours par trouver son chemin.
Revenir à l’amour

Aujourd’hui, notre monde semble rempli de conflits.
De divisions.
De guerres.
De jugements.
Mais peut-être que la vraie révolution spirituelle commence dans quelque chose de très simple :
bénir.
Bénir la vie.
Bénir les autres.
Bénir nos blessures.
Bénir même nos moments d’imperfection.
Parce que lorsque nous bénissons, nous choisissons l’amour.
Et lorsque l’amour circule, la lumière de Dieu peut enfin traverser toutes les parties de notre être.
Peut-être que le monde n’a pas tant besoin de plus de combats contre l’ombre.
Peut-être qu’il a surtout besoin de plus de cœurs qui choisissent de briller comme le soleil.
Et peut-être que ce soleil…
commence simplement dans le cœur de chacun de nous.
Amen

Si ce témoignage a résonné en vous, ou si vous ressentez le besoin de partager votre propre cheminement vers la paix intérieure, n'hésitez pas à laisser un commentaire ou à m'écrire. C'est dans le partage de nos fragilités que nous découvrons notre plus grande force.
Note de l’auteure
Les textes de ce blog sont des témoignages personnels issus de mon propre cheminement spirituel. Je ne prétends pas être une experte ni une théologienne. Je suis simplement une personne en chemin qui partage ce qu’elle découvre dans sa relation avec Dieu et dans la lecture de la Bible.
Ces réflexions n’ont pas pour but de créer des débats, mais d’ouvrir des espaces de réflexion, de réconfort et de rencontre avec l’amour de Dieu. Chaque lecteur est invité à accueillir ces mots avec discernement et à poursuivre sa propre recherche spirituelle.
Paix et Lumière sur votre chemin.
Avec Gratitude
François Thibault
Merci de marcher avec nous sur ce chemin d'amour et de foi
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